Le Sens de l’Existence

Quand la chenille s’enferme dans son cocon et qu’elle se transforme en « bouillie » avant de devenir papillon, mettons-nous à sa place deux secondes : il y a de quoi avoir peur ! Quant à trouver le sens de son existence, à ce moment-là… un défi !

Pour reprendre les termes de Michael Roads, avant il y a un mélange harmonieux d’Ordre et de Chaos. L’Ordre de la structure et le Chaos du mouvement. Et puis le Chaos augmente pour atteindre son point culminant, au point de détruire la part d’Ordre qui résidait auparavant. Et enfin l’équilibre revient et un nouvel être  -apparemment-  émerge. Mais à y regarder de plus près… si on devait faire une analyse de l’ADN de la chenille et de l’ADN du papillon… ne trouverait-on pas exactement le même résultat ?

Cela ne veut-il pas dire que le papillon est déjà là dans la chenille ? La chenille est aussi papillon : tout en potentiel… mais un potentiel sûr et certain ! Cela sonne curieusement, un potentiel sûr et certain !

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec l’Être spirituel incarné. Est-ce que notre Vérité d’Êtres spirituels n’est pas un potentiel sûr et certain, lui aussi ?  Nous sommes en transit dans notre incarnation, mais… est ce que notre incarnation n’a pas le même « ADN » que notre spiritualité ? Serait-ce là que se re/trouve le sens de l’existence ?

Pour moi, cela change toute la donne : mon état incarné est chenille, temporaire. Mon état papillon est mon essence, il est éternel… alors peu m’importe la métamorphose. Pourquoi ne pas l’accueillir avec joie plutôt que de la combattre dans la peur ? Mais tant qu’on voit les choses du point de vue de la chenille, il y a vraiment de quoi avoir peur, je le reconnais.

Commençons à regarder les choses du point de vue du papillon !

Lâchons la peur de perdre le « vieux », le « plus-de-la-même-chose-qui-donne-toujours-plus-du-même-résultat » car c’est la seule chose qui nous retient et nous empêche de nous envoler vers le « nouveau ».

Nous ne sommes condamnés à rien… sauf si nous nous condamnons tous seuls à rester scotchés dans un rôle de victime, victime de la vie et du hasard, du destin… que sais-je d’autre, les occasion sont aussi nombreuses que variées.

Je laisse le dernier mot à Michael Roads (traduction d’un message privé à un groupe d’amis) :

« L’Amour est la clé… choisir l’Amour. Aimer la personne que nous sommes et l’Être magnifique que nous sommes, sachant que le soi de tous les jours qui se débat et le Soi magnifique qui sait tout ne sont qu’un seul et le même. Lâchez toute idée d’un Soi plus élevé parce que cela implique que le vous de tous les jours est inférieur… et il ne l’est pas. A chaque instant nous avons un choix : l’Amour ou l’illusion. L’illusion aime se répéter elle-même : le scénario du plus-de-la-même-chose. Pas une bonne idée. Notre voyage dans la vie est toujours une avancée vers l’Amour. »